Comme tous les systèmes d'assurage en nylon ou dyneema (cordes, longes, sangles de dégaines, harnais, sangles, etc...) les longes de via-ferrata doivent être suivies durant leur cycle de vie. Voici quelques infos utiles...

Une longe de via-ferrata doit être remplacée dès que l'une des conditions suivantes est présente :

  1. après une chute violente
  2. en cas d'endommagement de la couture (rigidité douteuse)
  3. lorsque les sangles sont abîmées (rugosité, bouloches)
  4. en cas d'encrassement important irréversible (sable, graisse, bitume, huile, etc...)
  5. après un contact avec un acide, par exemple électrolyte de batterie automobile
  6. après une exposition à de forte contraintes thermiques (traces de brûlures visibles liées à la chaleur de contact ou de friction)

Le tableau suivant donne des valeurs de référence pour la durée de vie d'une longe.

 

Fréquence d'utilisation  Durée de vie approximative 
Aucune utilisation au maximum 10 ans 
Utilisation rare : 1 à 2 fois par ans  jusqu'à 7 ans
Utilisation occasionnelle : 1 fois par mois   jusqu'à 5 ans
Utilisation régulière : plusieurs fois par mois  jusqu'à 3 ans
Utilisation fréquente : toutes les semaines   jusqu'à 1 ans
Utilisation constante : presque tous les jours   jusqu'à 6 mois

 


Longes de via ferrata 2017 / What’s new, what’s key?

Dès à présent, l’absorbeur des nouvelles longes de via ferrata doit pouvoir être en mesure d’amortir en douceur la chute, que ce soit celle d’un poids plume, comme un enfant de 40 kg, ou d’un alpiniste sportif de 120 kg.  Les sets étaient jusqu’à présent normés pour un poids de 80 kg – ce qui a provoqué une grande inquiétude parmi les utilisateurs lorsqu’ils lisaient sur le mode d’emploi que le set était prévu pour un poids de 80 kg. On doit cependant relativiser les choses, car à notre connaissance, il n’y a jusqu’à aujourd’hui eu aucun accident grave qui puisse être attribué au frein non adapté au poids – malgré tout la norme a été changée.

Modifications 2017 de la norme EN 958 pour longe de via ferrata:

1. Test de la charge dynamique
Le test de chute nouvelle version s’effectue avec deux poids différents. Les masses d’acier de 40 kg, respectivement 120 kg, sont lâchées d’une hauteur de 5 mètres. La force de choc- soit la force agissant sur le corps humain au moment du choc- ne doit pas dépasser 3,5 kN pour la masse de 40kg, respectivement  6 kN pour celle de 120 kg.

La longueur de déploiement de la sangle explosive ne doit pas dépasser 2.20 m

Avec l’ancienne norme, le poids de test était uniquement de 80 kg, la force de choc max. 6kN et le longueur de déploiement max. 1.20 m   

2. Test de chargedynamique à l’état mouillé

Le test de chuteest maintenant effectué sur un set qui a préalablement été immergé dans l’eau pendant 1 heure. Avec le poids de 120 kg, la force de choc ne doit pas dépasser 6 kN et la distance de déchirement ne doit pas dépasser les 2.20 m de la norme (ce test n’existait pas dans l’ancienne norme).

3. Test de la force statique du frein à déchirement

La force statique d’un absorbeur doit dépasser 1.3 kN avant déclenchement (ancienne norme 1.2 kN). (Lorsque le ferratiste est pendu au repos dans sa longe)

4. Test  de la résistance statique du système complet

Après le test de charge dynamique avec 120 kg, le set est placé sur une machine de tension. Le set doit résister à une tension progressive jusqu’à 12 kN. (ancienne norme 9 kN).

5. Test de charge statique sur les bras non-élastiques
Les bras non-élastiques du set de via ferrata sont testés comme les sangles cousues (selon EN 565). Sur une machine de tension (entre 2 plots de test) les bras sont étirés avec une vitesse constante et doivent tenir une force de 15 kN ( ce test n’existait pas dans l’ancienne norme).

6. Test de la résistance statique de la sangle d‘encordement
La sangle d’encordement (pour autant qu’il y en ait une) est testée selon le schéma de chute dynamique. Cette sangle doit résister à une force progressive d’au minimum de 12 kN                     ( ce test n’existait pas dans l’ancienne norme).

7. Test de fatigue des bras élastiques
Suite au rappel de matériel de montagne probablement le important de l‘histoire, ce test de fatigue pour les bras élastiques a été ajouté. Un morceau de cette sangle élastique est placé sur une machine cyclique qui charge et décharge 5 kg. La fréquence est de 0.5 Hz - soit 30 charges de 5 kg par minute. Après 50.000 cycles, la force résiduelle de l’échantillon est testée comme au point 5 (bras non-élastiques), et la résistance doit atteindre au moins 12 kN. ( ce test n’existait pas dans l’ancienne norme).

(Source Bergsteigen.com & BergZeit Magazin)


 

Conseils issus de la pratique

Un matériel de qualité et une utilisation appropriée sont une condition sine qua non d'une bonne sécurité. Néanmoins, une approche intelligente est primordiale : planification, tactique et gestion du risque constituent les maîtres-mots d'une escalade placée sous les signes de la sécurité, de la réussite et du plaisir. Les conseils et astuces suivants vous aideront dans cette démarche.

Contrôle avec le partenaire

En montagne, votre partenaire peut renforcer le plaisir et la sécurité de l'escalade, mais aussi devenir une source de danger. Utilisez le principe du double contrôle visuel employé et procédez à un examen croisé de vos matériels respectifs : Le baudrier est-il positionné correctement et verrouillé ? La longe est-elle bien arrimée ? Les mousquetons sont-ils accessibles et opérationnels ? Chacun a-t-il mis son casque ? Dans ce cas, vous pouvez vous lancer ! Toutefois, essayez également d'instaurer une atmosphère ouverte : Quel est mon état d'esprit et celui du partenaire ? Ai-je la condition ? Y a-t-il un souci de santé, des douleurs corporelles, une peur du vide ? Faut-il démarrer ici ? L'instauration d'un dialogue avec le partenaire sur les faiblesses et appréhensions de chacun renforce la possibilité de prendre des décisions convenables et rationnelles. Il peut s'agir d'un encouragement du type « Allez, tu vas y arriver » ou d'une décision sans stress du type « prenons le chemin le plus facile ».

Prudence et respect

Une via ferrata effectuée par un groupe important et la possibilité d'une progression avec une distance réduite entre les personnes présentent des dangers spécifiques. Chose étonnante en via ferrata, une chute peut vous ramener bien en arrière : jusqu'à l'assurage intermédiaire précédent. À cela s'ajoute la longueur de la réserve de corde de freinage, plus la longueur des jambes en dessous du point d'encordement. L'ancienne règle « toujours une seule personne entre les points d'assurage » doit par conséquent être rappelée. Il faut une distance minimum de trois mètres pour l'accrochage. Lorsque les via ferratistes suivants sont trop proches, il convient d'attirer leur attention sur ce danger.
Tout comme il est naturel de surveiller régulièrement le risque de chute de pierres en amont, évitez vous aussi au maximum de faire tomber des pierres. De même, une attitude prudente et respectueuse s'impose lors des dépassements : la bousculade et la précipitation sont une source supplémentaire de danger et de perte d'assurance.

La via ferrata avec les enfants

Les enfants prennent énormément de plaisir à escalader les rochers. Toutefois, afin que leur excitation ne génère pas d'incident, il faut leur accorder une vigilance particulière. Premier principe : avec les enfants, empruntez uniquement les via ferrata d'un niveau bien inférieur au vôtre, afin de pouvoir vous concentrer sur votre progéniture. Les difficultés à la portée des enfants dépendent de leur expérience de l'escalade (par ex., escalade en salle), de leur taille (par ex., distance entre les barreaux) et de leur condition physique. Les enfants ayant un bon niveau technique peuvent utiliser leur propre longe, mais il est judicieux d'employer un assurage supplémentaire au moyen d'une corde courte.
La progression combinant simultanément une longe et un arrimage direct via une corde courte est fortement conseillée car l'enfant pourrait par erreur se décrocher complètement.

Assurage pour les professionnels

En particulier avec des partenaires moins aguerris (enfants, débutants) ou lorsqu'une averse rend les choses plus difficiles, des techniques d'assurage avancées peuvent s'avérer utiles. Dans ce cas, la règle consiste à utiliser un assurage avec une corde courte (15 à 30 m) au niveau des passages très abrupts. Pour assurer un second, il convient d'utiliser un dispositif d'assurage (mousqueton HMS), dont l'utilisation correcte doit avoir été apprise et testée. En cas d'escalade en diagonale ou transversale, des dégaines au niveau des assurages intermédiaires peuvent contribuer à éviter une chute avec mouvement pendulaire important du second.
Dans certaines via ferrata sportives modernes, des voies transversales sur rochers lisses permettent uniquement un assurage par câble en acier. Dans ce type de situation, vous pouvez accrocher la longe en la raccourcissant.

Planification

Le choix du parcours adapté à ses possibilités et une planification soigneuse éliminent d'ores et déjà la principale cause d'accidents en montagne. Sinon, le choix d'une escalade trop difficile ou longue par rapport à ses capacités, au partenaire ou aux conditions constitue les prémices d'une tragédie.
Lors de la planification d'une escalade, répondez aux questions suivantes : Quelle est la difficulté du parcours ? Quelle est la durée nécessaire (pour l'escalade et la descente) ? Existe-t-il des possibilités d'interruption ou d'évitement et des objectifs de substitution ? Quelles sont les conditions (humidité, rochers recouverts de vieille neige durcie) ? La météo est-elle stable ? Quel est mon niveau de forme ? Qu'en est-il de mon partenaire ? Établissez un planning réaliste, avec des points de contrôle concernant les conditions et le respect des délais. Ensuite, soyez prêt à faire demi-tour si le plan n'est pas respecté.

 

Explications sur les produits

Pour être fiable, l'assurage doit être réalisé uniquement à l'arrêt et non en mouvement. Les fonctions d'une longe sont multiples au regard de la diversité des situations et exigences auxquelles le via ferratiste est confronté tout au long du parcours.

Progression

Lors de la progression sur la via ferrata, la longe d'assurage doit toujours être facile à manipuler, sans pour autant entraver la liberté de mouvement ou constituer une gêne. Des mousquetons pratiques, un rangement compact de la corde de freinage et une construction bien pensée sont également importants.

Pauses

Si vous souhaitez souffler lors des passages éprouvants ou prendre des clichés, vous pouvez rester en suspension en étant directement accroché par la longe ou également par la boucle de fixation, ce qui raccourcit de manière plus confortable la distance au point d'accrochage.

Chute

Du fait du parcours souvent parsemé d’échelles et des ancrages protubérants, il est impératif d’éviter une chute en via ferrata. Ce type de danger doit être évalué dès la planification de la sortie : lors du choix d'une via ferrata, le niveau de difficulté doit être déterminé en ménageant une marge suffisante au regard des aptitudes propres du grimpeur. En via ferrata, il convient d'éviter les progressions à la limite de la chute. En effet, une longe fournit certes une sécurité en cas de chute, mais une chute avec une longe parfaitement opérationnelle recèle toutefois un risque élevé de blessure pour le grimpeur. C'est la raison pour laquelle Mammut recommande de prévoirl'assurage supplémentaire d'un partenaire équipé d'une corde d'escalade pour les adultes néophytes. Un assurage supplémentaire par le haut au moyen d'une corde est impératif pour les enfants.

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Mise en place de la longe

Utilisez exclusivement des ensembles baudrier/harnais torse, des harnais complets ou des baudriers normalisés et en parfait état. N’utilisez jamais un harnais torse seul. 
Fixez la longe de via ferrata à votre harnais au moyen d'un nœud tête d'alouette comme indiqué sur les figures 1 à 3. Pour cela, introduisez la boucle de fixation dans le point d'encordement, puis passez toute la longe dans la boucle de fixation. Lors de l’utilisation d’un baudrier, il est impératif d’accrocher la longe uniquement sur la boucle de fixation de la ceinture au moyen d’un nœud tête d’alouette. En aucun cas, la longue ne doit être fixée sur le baudrier comme indiqué sur les illustrations 4 à 6. 
Lors de l’utilisation d’une longe avec frein de corde, assurez-vous que l’extrémité libre (sans mousqueton) est accrochée avec du mou, par exemple dans une boucle porte-matériel du baudrier.

Progression le long de la via ferrata

Les deux mousquetons doivent toujours être accrochés lors de la manipulation de la longe (voir la figure 1). La seule exception vaut lors du passage d'un assurage intermédiaire ou sur des échelons. Procédez d'abord à l'accrochage, conformément à la figure 1, d'un mousqueton dans la nouvelle section, puis accrochez le deuxième mousqueton. Assurez-vous qu'au moins un mousqueton est arrimé en permanence. Après avoir décroché et accroché de nouveau le premier mousqueton, il faut absolument remettre aussi en place le deuxième mousqueton sur le câble d’assurage et, en aucun cas, l’accrocher sur le baudrier (figure 2).

Reposer pendant des via ferrata tours

Pour se reposer dans les passages difficiles ou prendre des photos, vous pouvez
vous laisser pendre à la longe ou dans la boucle de repos prévue à cet effet (voir ill.
1), ce qui réduit la distance à la fixation. Si le mousqueton de repos doit rester
dans la longe, il ne peut pas être accroché n’importe comment au harnais (voir ill. 4 et 5). Vous pouvez soit laisser pendre le mousqueton prévu pour le repos comme illustré à l’illustration 2 soit l’accrocher à une des sangles de la longe comme illustré à l’illustration 3.

Construction d'une longe de via ferrata

En principe, toutes les longes de via ferrata sont similaires : une corde ou une sangle relie le via ferratiste au câble d'assurage en acier au moyen de mousquetons. Elle glisse dans un dispositif de freinage, ou absorbeur, arrimé au baudrier. Les détails parfaitement pensés font toute la différence en termes de sécurité et de confort d'utilisation.

1. Accrochage sur le baudrier

La longe de via ferrata se fixe sur le point d’encordement du baudrier au moyen d’une boucle de sangle, comme pour une corde d’escalade. Pour les longes Mammut Tec Step, la longueur de cette boucle de sangle est prévue de telle façon que la longe puisse être fixée sur les points d’encordement supérieur et inférieur du baudrier.

2. Émerillon

Certaines longes de via ferrata (par ex : Mammut Tec Step Via Ferreta Bionic Turn 2) sont équipées d'un émerillon (swivel). Ce « swivel » empêche un vrillage dommageable des deux sangles de la longe entre elles. La position brevetée de l’émerillon (« swivel ») sur le Tec Step Bionic Turn 2, entre la boucle d’encordement et le frein, empêche tout rebond indésirable du « swivel » entre les jambes. De plus, elle empêche plus efficacement tout vrillage des brins élastiques.

3. Le cœur du système

Dispositif d'amplification de la force de freinage. Ce système peut être réalisé au moyen d'un amortisseur à sangle ou à corde (voir les différences à la rubrique Systèmes de freinage).

4. Corde ou sangle

Une corde ou sangle élastique relie le via ferratiste au câble d’assurage. Elle forme un Y, passe à travers le système de freinage et se termine par des mousquetons cousus. Les sangles élastiques des mousquetons Mammut Tec Step Sets 2 satisfont bien entendu aux exigences de sécurité les plus récentes des fédérations de montagne.

Les mousquetons sont arrimés au câble d'assurage en acier ou dans les échelons. Une grande ouverture de mousqueton est, à cet effet, importante car le doigt de sécurité empêche un démousquetonnage involontaire, mais doit être facile à ouvrir pour les passages de points d'ancrage.

 

Différents systèmes de freinage

Dans le cas d'un absorbeur pour via ferrata, l'énergie de la chute (qui dépend de la hauteur de chute et du poids) doit être absorbée dynamiquement. Conformément à la formule « énergie = force x distance parcourue », cette approche est réalisable de deux manières : par une distance de freinage longue avec une force de freinage réduite (effet de corde élastique) ou par une distance de freinage courte avec une force de freinage élevée (effet d'atterrissage sur un sol en béton). En via ferrata, les forces de freinage générées lors de l'amortissement ne sont pas constantes. L'évaluation et l'optimisation des dispositifs de freinage passent par la mesure de leur courbe temporelle et la représentation de cette dernière sur un diagramme force/distance parcourue. Dans ce cas, la zone sous la courbe correspond à l'énergie engendrée lors de la chute et qui doit être absorbée par le dispositif de freinage.

Absorbeur à corde

Au début de cette courbe, les absorbeurs à corde classiques génèrent un « pic » caractéristique, autrement dit une brève force maximum avec une force de choc relativement élevée, pendant laquelle la majeure partie de l'énergie est absorbée. Dans la mesure où, sur les absorbeurs pour via ferrata homologués, cette force de choc figure dans la plage admissible, ils sont satisfaisants pour des adultes de poids normal. Concernant les personnes légères ou les enfants, un glissement très faible de la corde de freinage est en revanche possible. Dans ce cas, l'action du frein est quasiment statique et il en résulte des forces élevées, potentiellement dangereuses pour les enfants.

Courbe caractéristique de la force de freinage avec absorbeur à corde

Amortisseur à sangle

Sur les nouveaux amortisseurs à sangle Tec Step Via Ferrata, l'absorption de l'énergie de la chute s'effectue par une rupture de la liaison entre deux sangles tissées ensemble. L'augmentation de la force de cette liaison selon quatre paliers permet d'accroître progressivement la force de freinage. Ceci permet d'éviter la production d'une force initiale élevée, comme c'est le cas sur les systèmes de freinage à corde. L'amortisseur à sangle, dont la structure est entièrement à base de matières textiles, est dépourvu de parties métalliques, ce qui garantit son fonctionnement fiable quelles que soient les conditions météorologiques.

Courbe caractéristique comparée de la force de freinage avec un absorbeur à sangle et un frein à corde.

Les longes de via ferrata assurent une protection en cas de chute. Du fait du parcours souvent parsemé d’échelles et des ancrages protubérants (risque de blessure élevé), il est toutefois impératif d’éviter toute chute en via ferrata. Ce type de danger doit être évalué dès la planification de la sortie : lors du choix d'une via ferrata, le niveau de difficulté doit être déterminé en ménageant une marge suffisante au regard des aptitudes propres du grimpeur. Il convient d'éviter les progressions à la limite de la chute. Pour les adultes néophytes, Mammut recommande également de prévoir l'assurage supplémentaire d'un partenaire équipé d'une corde d'escalade. Un assurage supplémentaire par le haut au moyen d'une corde est impératif pour les enfants.

 

Infos : http://www.mammut.ch/